La tiny house Baluchon

Le projet Baluchon vise à démontrer qu'il existe une vraie alternative à l'habitat tel que nous le connaissons. De nos jours, il existe deux solutions envisageables pour "habiter": la location (la maison ou l'appartement dans lequel vous habitez ne vous appartient pas, vous ne pouvez par conséquent pas complètement vous l'approprier), ou l'achat d'un bien immobilier (qui correspond la plupart du temps à un engagement financier conséquent sur plusieurs dizaines d'années). 

 

Est-ce que je veux vraiment faire un prêt sur 30 ans et "vivre pour payer ma maison"?

 

La taille des logements en France a presque doublé ces dernières décennies. Nous vivons dans une société de plus en plus matérialiste dans laquelle il devient paradoxalement très difficile d'être propriétaire. Acheter/construire un habitat qualitatif, confortable, écologique, qui demande peu d'entretien, le tout pour une somme raisonnable et sans permis de construire fait de la tiny house une solution prometteuse. Ajoutons à cela la possibilité de déménager sa maison toute entière pour partir ailleurs, et cet habitat "à taille humaine" a de quoi séduire.

 

Le projet Baluchon a débuté par la construction de la tiny house 

sur-mesure de Laëtitia, entièrement construite à la main avec quelques machines électroportatives, et le tout pour un budget de 16000 euros.



* N'aie rien dans ta maison si tu n'es pas sûr que c'est utile ou pense que c'est beau.

Le juste nécessaire


Parce que vivre dans une tiny house demande une vraie remise en question sur nos besoins de tous les jours, Laëtitia a décidé de faire une liste de ses propres besoins et des solutions matérielles qui y répondent. Parce que vivre dans un petit habitat ne veut pas dire 

 

 

"se priver"ou "vivre moins confortablement", il convient de se débarrasser du superflux, trop encombrant, c'est pourquoi elle décida de ne garder que l'essentiel.

 

A quoi me sert réellement ma maison ?


Le projet Baluchon à Nantes

Un débarras aménagé en atelier !


Afin de stocker le bois et les machines qui serviront à la construction de la tiny, il m'a fallut aménager un petit atelier. Pas d'isolation mais de fins murs en tôle, peu lumière et beaucoup d'araignées (qui ont dû à leur tour se fabriquer une autre maison ailleurs...), les conditions sont vétustes mais suffisantes. 

 

A défaut d'avoir à disposition un toit pour construire la tiny, elle sera fabriquée dehors, et des bâches viendront protéger le bois de l'humidité. Le luxe aurait été de trouver un hangar avec un passage de 4m de haut, mais faute de moyens je me contenterai des bâches, en espérant que l'hiver ne soit pas trop rude.

 

 

Les machines quant à elles ne seront autres que les toutes premières que j'ai manipulé maladroitement étant enfant puisque j'ai décidé de réutiliser celles de mon papi menuisier, décédé il y a trois ans. Je vais donc leur offrir une nouvelle vie ! En changeant quelques lames et autres abrasifs, elles tournent à merveille malgré leur grand âge.

 

J'ai également récupéré un de ses petits établis (les autres, plus grands, étant trop lourds pour être transportés jusqu'ici).  Je l'ai agrandis en assemblant quelques planches sur le plateau et une simple palette me permet de ranger mon petit outillage sur le dessus.


Construire dehors, stocker dedans

Un garage mitoyen à l'atelier me permettra de stocker mon bois pour le protéger de l'humidité. Avec Robin nous avons d'ailleurs découpé une porte entre les deux  pièces pour pouvoir aller et venir plus facilement.

Un jardin pour la future maison

A coté de l'atelier se trouve le terrain sur lequel vivra ma petite maison. Le sol sera labouré pour le remettre à niveau et un petit verger en bordure du terrain viendra offrir quelques fruits au printemps.


Premières esquisses

Des dizaines de croquis et plans divers ont été nécessaires pour aboutir au design final. Je voulais absolument avoir une petite chambre en étage donnant en mezzanine sur le salon, et un canapé entouré de cinq fenêtres pour avoir une vue de part et d'autre sur l'extérieur. Un porche me semblait aussi utile pour que les invités n'attendent pas sous la pluie qu'on leur ouvre la porte. 


Evaluer la quantité de matériaux grâce à la 3D: une solution efficace pour ne pas gaspiller

Afin de définir au mieux les dimensions de la maison et de pouvoir quantifier le bois nécessaire à sa conception, j'ai réalisé un modèle en trois dimensions. Le logiciel Sketchup, très intuitif et gratuit, permet de partager le modèle très simplement. Une fois l'ossature et le toit réalisés, la tiny prend forme !


Ma toute petite tiny house

Afin de visualiser au mieux les volumes, la maquette est un très bon support. C'est beaucoup de travail mais cela permet de voir ce qui fonctionne ou non avant de se lancer sur la vraie tiny ! Ma maquette est en bois de récupération à l'échelle 1/10.

Les-amis-bénévoles

Qu'ils soient là pour offrir un conseil ou pour prêter main forte sur le chantier, pour une heure, une journée ou plus, les personnes ci-dessous aident à leur façon le projet Baluchon à se concrétiser. Ils ont la connaissance technique ou simplement la volonté d'aider une amie. Baluchon est un projet participatif où s'échangent sans cesse des savoirs-faire. Et comme je souhaite en apprendre de plus en plus, j'espère que la liste des personnes qui m'entourent va continuer de grandir tout au long de cette aventure !

Voici la liste des ouvrages et vidéos qui ont inspiré le projet Baluchon

THE BIG TINY

Dee Williams - BLUE RIDER PRESS


THE SMALL HOUSE BOOK 

Jay Shafer - TUMBLEWEED

 

PETITS HABITATS INSOLITES ET NOMADES

Odile Alleguede - EDITIONS DE LA MARTINIÈRE

 

NANO HABITAT

Phyllis Richardson - EDITIONS OUEST FRANCE

 

TINY HOUSE - FLOOR PLANS

Michael Janzen - TINYHOUSEDESIGN.COM

 

HABITATS NOMADES

Denis Couchaux - EDITIONS ALTERNATIVES

 

TINY HOUSE - DESIGN AND CONSTRUCTION GUIDES

Dan Louche - TINY HOUSE BUILDERS

 

TUMBLEWEED CONSTRUCTION VIDEO

Tumbleweed Company - TUMBLEWEED


VERS LA SOBRIETE HEUREUSE

Pierre Rabhi - EDITIONS ACTES SUD


LES CHARPENTES ET LES COUVERTURES

Gérard Calvat - EDITIONS ALTERNATIVES

 

LE GUIDE DES ESSENCES DE BOIS

Yves Benoit - EDITIONS EYROLLES

 

ENTRETIEN ECOLOGIQUE DU BOIS

P.Weissenfeld & H.König - EDITIONS LA PLAGE

 

TRUCS ET PROCEDES DU BOIS

J.P. Coutrait - EDITIONS D'ART CHARLES MOREAU

 

 


GUIDE PRATIQUE DE L'ECO-HABITAT

C.Visscher, P.Lécuyer & C.Pichon - EDITIONS DU FRAYSSE

 

MANUEL D'ARCHITECTURE NATURELLE

David Wright - EDITIONS PARENTHÈSES

 

BATIR ECOLOGIQUE

Emmanuel Carcano - EDITIONS TERRE VIVANTE

 

LA MAISON ECOLOGIQUE magazine

La toute petite maison a toujours existé

Les "petits habitats nomades" existent depuis toujours. Ils ont été yourtes mongoles, tipis indiens, igloos inuits, roulottes tziganes, tentes bédouines ou encore kabangs mokens (bateau-maison). D'apparence très simples et parfois qualifiées de rudimentaires par les occidentaux (habitués eux aux grandes batisses), ces habitations ont apporté à ces peuples nomades bien plus qu'un abris et sont devenus de véritables symboles spirituels et sociales.

YOURTE MONGOLE

Les tiny houses, sont apparues il y a déjà plusieurs décennies (photos ci-dessus), mais c'est  Jay Shayfer, designer américain, qui contribuera réellement à démocratiser la toute petite maison aux Etats-Unis il y a quelques années, notamment grâce à son livre "The small house book", qui explique à merveille l'intérêt de vivre dans une maison telle que la sienne et d'adopter un mode de vie plus simple, appelé aussi "sobriété heureuse" par l'écologiste et philosophe Pierre Rabhi

Jay Shafer fonda

également Tumbleweed, première entreprise au monde à commercialiser des tiny houses . Des milliers d'américains s'en sont inspirés, puis le mouvement tiny s'est exporté petit-à-petit à travers le monde...

 

Pour en savoir plus sur le "small house movement", rendez-vous sur le site de Tiny House France, vous y trouverez bon nombre de sources d'inspiration. Ou encore sur le blog Micro-Maisons où Bénédicte interview des tiny housers du monde entier.



Pourquoi vivre dans une tiny house ?

Habiter une tiny house c'est être libre de déménager à tout moment avec sa maison toute entière.

 

Habiter une tiny house c'est dépenser moins de temps et moins d'argent à acheter, entretenir, réparer, nettoyer sa maison et plus à apprécier d'autres activités comme les voyages, le sport, le jardinage, ect... Pensez à tout ce que nous pourrions faire de notre temps et notre argent si nous n'avions pas un loyer ou une lourde dette sur le dos à cause de nos logements traditionnels !

 Habiter une tiny house c'est avoir un VRAI habitat écologique. Car une grande maison, même en bois, même recouverte de panneaux solaires, consommera toujours plus qu'une petite, dans sa construction comme dans son utilisation. Valoriser l'énergie solaire passive, avoir un habitat bien isolé et lumineux, ne posséder que de peu d'équipement énergivore, ne construire qu'avec du bois local, font également de la tiny house une solution efficace pour limiter l'impact de l'Homme sur l'environnement.

Habiter une tiny house c’est avoir un logement fonctionnel, où chaque espace est pensé et optimisé pour offrir un maximum de confort à son/ses habitant/s.

 

Habiter une tiny house c'est ne pas avoir besoin de permis de construire.

 

Habiter une tiny house c’est choisir de ne garder que l’essentiel et de n’évoluer qu’avec ses «objets fétiches», qu’il soient fonctionnels ou décoratifs.

 

Habiter une tiny house c’est valoriser son jardin en y passant plus de temps (jardinage, repas en extérieur, élevage, jeu, ect...)



 

En bref, habiter une tiny house ce N'EST PAS pour tout le monde, mais certains y verront une alternative intéressante en de nombreux points.

Il n'y a pas à proprement parlé de législation propre à la tiny house en France, tout simplement parce que c'est nouveau !

On peut cependant se référer au caravaning pour tout ce qui est relatif au stationnement.

 

Le stationnement

La tiny house pourra ainsi, comme une caravane, trouver sa place sur une propriété (la vôtre ou celle d'un ami) à condition THEORIQUEMENT de ne pas rester au même endroit pendant plus de trois mois. En réalité, il convient plutôt de demander une autorisation à la mairie. 

 

Poids et dimensions

Pour être homologuée et pouvoir circuler sur nos belles routes françaises, la tiny ne devra pas faire plus de 3,5 tonnes, ne pas dépasser 2,55 m en largeur ni 4,30 m en hauteur. En dépassant ces mesures nous serions considérés comme convoi exceptionnel.

 

Le véhicule tracteur

Inutile de dire que pour voyager avec une tiny house il faut un bon véhicule tracteur ! La plupart du temps ce sont des camions, pickup ou 4x4 à PTRA élevé qui assurent le déplacement. Comme la maison n'est pas vouée à être déplacée très souvent, la location de véhicule peut-être une solution intéressante. 

 

Le permis

Enfin, une formation B96 (ou un permis BE selon le poids de la tiny house) sera indispensable à quiconque voudra emmener sa petite maison en voyage.


Si vous souhaitez découvrir un parcours d'auto-construction de tiny house,

vous êtes tombé au bon endroit!

 

Les articles ci-dessous retracent 8 mois de travaux pendant lesquels, Laëtitia a fabriqué

sa petite maison sur roues sur un terrain familial en région nantaise.

Le tout avec des moyens assez rudimentaires.

 

Le but de ce blog est de proposer UNE façon de faire, d'illustrer et d'expliquer

les étapes de fabrication, et si possible, d'aider ainsi de futurs auto-constructeurs

à se frayer un chemin dans l'aventure tiny.

 

 

 

La maquette 1/10 en bois


Ma petite maquette est terminée! Elle offre une assez bonne représentation de l'objectif à atteindre en grandeur nature. 


La fondation de la maison est arrivée !

Cela fait deux mois que je l'attendais et elle est enfin là.

Il s'agit d'une remorque double essieux sur-mesure de 5,5m de long sur 2,4m de large. Son PTAC est de 3500kg, il faudra faire bien attention de ne pas dépasser cette charge totale. Elle est freinée, galvanisée et comporte de précieux points de fixations qui me seront très utiles par la suite. Reste à faire la carte grise et à l'assurer au plus vite.


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Première cargaison de bois

Le bois d'ossature est en pin labélisé. J'ai choisi ce bois car il est 30% plus léger que le douglas ou le mélèze, et le poids est une de mes principales préoccupations. Il s'agit de 40 sections de 5,4m de long. L'OSB quant à lui permettra de faire le plancher et le contreventement des murs. Nous avons été le chercher avec Robin nous-même, pour économiser les frais de transport (une de mes premières préoccupations également ^^). 


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Les copains d'abord


La construction de la tiny commence dans la joie et la bonne humeur cette semaine avec la pose du sous-plancher en tôle qui permettra d'accueillir l'isolation du sol. Robin et Marion sont de la partie ! Entre deux averses nous prenons les mesures, découpons la tôle, buvons du café, étanchéisons les raccords et accrochons les boulons aux points de fixation. Prochaine étape: l'isolation. Et il se pourrait bien que les copains reviennent assez souvent prêter main forte !

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L'isolation du plancher

Pour l'isolation, je choisis un mix de chanvre et de ouate de cellulose de marque Biofib (entreprise de la région). La ouate de cellulose, constituée principalement de journaux recyclés, et le chanvre, très réputé pour sa bonne isolation thermique et phonique, offrent un mélange à la fois sain et écologique (en plus c'est doux et ça sent bon ! Ce qui rend la pose très agréable). Valérie et Marion m'aideront à combler le sous plancher dans les moindres recoins.

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La pose du plancher 


C'est sous un très joli soleil d'octobre que le plancher en OSB est découpé et percé pour venir s'intercaler parfaitement dans les points de fixation sur la remorque. Il viendra plus tard supporter le parquet. Nous pouvons à présent nous déplacer librement sur le sol de la future petite maison !

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La levée des premiers murs

Mercredi je construis l'ossature des deux premiers murs. Candice, Marion et Didier débarquent plein d'entrain le lendemain. Quatre personnes, ce n'était pas de trop pour lever et insérer ces murs sur les points de fixation de la remorque. "Là Marion tu es dans la salle de bain !", "Tu vois cette ouverture, ce sera la fenêtre de la cuisine !". Les volumes se dessinent et c'est très stimulant! 

Oh la bâche !

Vient ensuite l'étape tant redoutée du bâchage ! (entre nous, ça hante parfois mes rêves...). Pour protéger l'OSB de l'humidité et éviter que le bois ne se déforme, je dois recouvrir la structure en fin de journée ou dès que la météo n'est pas clémente. Toute seule, cette corvée me prends une bonne trentaine de minutes. Quel luxe ce serait d'avoir un hangar !



Ca monte, ça monte !

Malgré la pluie qui est venue nous rendre visite un peu trop souvent dans la région cette semaine, la construction de l'ossature avance bien. Les murs du "rez de chaussée" sont finis d'installer aujourd'hui et les premiers panneaux de contreventement sont découpés et vissés. Je me procure enfin une bâche digne de ce nom qui imperméabilise parfaitement la structure. Les fenêtres arrivent demain, il me tarde!



L'ossature de l'étage


Le contreventement en OSB est posé et les premières ouvertures pour les fenêtres font leur apparition. Il y aura deux "lofts" en étage : un pour la chambre, surplombant la cuisine et la salle de bain, ainsi qu'un second au-dessus de l'entrée qui pourra faire office de lieu de stockage ou éventuellement de couchage d'appoint. Ces deux mezzanines seront accessibles plus tard grâce à une seule et même échelle amovible. L'ossature se complexifie peu à peu et il faut anticiper constamment les prochaines étapes de fabrication !

La pause tabouret

La pluie de ces derniers jours m'a empêchée d'avancer autant que voulu sur l'ossature du toit de la tiny. Du coup, je m'enferme dans l'atelier et je fabrique les deux tabourets qui viendront agrémenter le futur petit salon. J'utilise des chutes du bois d'ossature et d'autres dénichés dans l'atelier de mon grand-père.



La toiture - Episode 1

Une fois l'ossature des murs de la chambre construite, ils sont hissés sur la structure. Je conserve deux grands espaces pour les ouvertures de l'étage qui offriront une vue panoramique sur l'extérieur, une fois les fenêtres encastrées. Deux solides pignons sont ensuite fabriqués et viennent à leur tour habiller l'étage. Le faîtage de six mètres de long est installé et la bâche est mise en place une nouvelle fois. Je découvre avec joie que l'espace du haut est bien plus spacieux que je ne l'avais imaginé. Reste les chevrons et les jouées de la toiture à poser et l'ossature sera entièrement terminée !




La toiture - Episode 2

Chevrons après chevrons, le toit de la tiny se construit et la structure devient de plus en plus solide ! Je pose aujourd'hui les chevrons de rive (les petits "auvents" qui dépassent de part et d'autre du toit) et les entretoises. 

 

La chambre a été volontairement placée du côté de la flèche de la remorque car son ossature alourdie considérablement ce côté de la structure.

 

Je ne suis pas mécontente d'en terminer avec l'ossature, il me tarde de passer à la prochaine étape !

 

 



Les petites étapes non négligeables


Le contreventement du toit est posé et la tiny devient considérablement plus simple à protéger de la pluie! Une jolie pente de chaque coté du faîtage et la bâche devient presque accessoire. Je la conserve quand même pour préserver l'OSB. Les ouvertures pour les fenêtres sont découpées et la lumière s'empare de tout l'espace ! 

 

Les fenêtres en question sont arrivées à bon port. Reste à fabriquer les appuis de fenêtres qui viendront se placer en-dessous pour permettre à l'eau de s'écouler correctement dehors. Ne disposant pas de machines capables de façonner ces précieuses pièces, je me tourne vers Didier qui m'aidera à mettre en oeuvre plusieurs sections de merisier dans son atelier.


Pour éviter un énorme pont thermique, je réalise un coffrage sur les garde-boues de la remorque. Pour avoir un bon coefficient thermique sans gaspiller trop de place à l'intérieur, j'opte pour une isolation en plaques de liège. 


Particularité très atypique pour une maison, la tiny house est a présent munie de sa propre immatriculation ! Elle aura aussi très prochainement une assurance, ce qui lui permettra de se déplacer sur les routes de France et d'Europe en toute légalité.



La tiny change de couleur !

La semaine commence avec la fabrication d'un petit coffre à l'arrière de la maison. Il vient s'appuyer sur la flèche de la remorque et permettra d'offrir un accès extérieur à la bouteille de gaz et éventuellement à du bois de chauffe. Je pense ajouter une petite étagère un peu plus tard pour optimiser le stockage.


La tiny change de couleur ! Le pare-pluie vient l'envelopper entièrement pour la protéger de la pluie. Je choisis de prendre du DELTA vent, produit qui a bien fait ses preuves selon les professionnels qui me l'ont conseillé. Ce film permet deux choses: il protège les murs et le toit des intempéries, tout en favorisant l'évacuation de la vapeur d'eau provenant de la maison. La pose est donc minutieuse pour que l'eau ruisselle correctement sur la structure sans y pénétrer. Je peux à présent me passer complètement de la bâche.


Il est temps de s'attaquer aux fenêtres et à la porte d'entrée ! Je les ai commandé à une petite entreprise familiale de la région. Elles sont intégralement en bois avec du double vitrage, ce qui garantira une bonne isolation thermique et phonique. Plusieurs applications de sous-couche et de peinture sont nécessaires pour offrir aux menuiseries une protection et une tenue durable dans le temps. Valentine et Ambre sont mes deux acolytes pour accomplir cette tâche. Grâce à leur aide, les fenêtres seront très prochainement installées sur la maison ! 



Les fenêtres ont vu le jour !

C'est avec patience, minutie et aussi beaucoup de silicone et de compribande que les fenêtres et les appuis sont enfin installés dans la maison !




"Le cutter est à l'intérieur?"

"Quoi?"

"Le cutter, est-ce-qu'il est avec toi dans la tiny ?"

"J'entends riennnn!"




Il est assez impressionnant de se rendre compte que lorsque les fenêtres sont fermées, l'isolation phonique est déjà très efficace grâce au double vitrage.


La pose est délicate et les fenêtres plutôt lourdes. Impossible de les monter seule, heureusement les amis sont là ! 




Le petit porche 


En ce début d'année, je retrousse mes manches pour fabriquer le petit porche

à l'entrée de la maison. Mon cousin Florian m'apporte de belles planches 

que je façonne pour faire la terrasse. Je construis ensuite une petite balustrade

pour délimiter l'espace, ainsi qu'une petite échelle amovible pour accéder 

sans difficulté à l'entrée de la maison. 

Il me semblait important d'avoir un espace extérieur intégré à la tiny pour permettre aux invités d'attendre à l'abris ou encore de pouvoir prendre l'air en chaussettes quelque soit l'environnement du moment !



La mezzanine se dessine


Les lames de plancher en sapin sont là, prêtes à habiller les deux lofts que compte la tiny : celui de la chambre bien sûr, mais aussi le plus petit, situé au-dessus de l'entrée. Pas de cloueur pneumatique à disposition pour cette-fois, la fixation des planches se fera donc à la pointe et au marteau, tout simplement.

Afin de gagner du temps, Robin m'apporte son aide pour le loft de la chambre en découpant les planches, que j'installe au fur et à mesure sur les traverses.  Je me débrouille ensuite pour la réalisation de l'autre loft, qu'il faut isoler en chanvre au-dessus de la porte d'entrée avant de finaliser le plancher.



La chambre mesure 2,40 mètres de long sur 2,20 de large, autant dire qu'un matelas deux places standard de 1,90 x 1,40m

y trouvera largement sa place.



Salle de bain (presque) opérationnelle !

L'intérieur de la tiny se découpe pour faire apparaître une nouvelle pièce :

la salle de bain.

Avant de monter l'ossature de la cloison, il faut poser la baignoire, et donc également l'évacuation des eaux (qui se prolonge jusqu'au coffre extérieur fabriqué il y a quelques jours). J'installe donc le système de vidage automatique sur la baignoire avant de la fixer solidement aux murs à l'aide

de tasseaux de bois.


Morgane a fait le déplacement de Paris tout spécialement pour venir me donner un coup de main (elle se verrait bien habiter une tiny house d'ici quelques temps d'ailleurs !). Elle m'aide tout d'abord à monter la cloison, puis à peindre et installer la porte de la salle de bain.  Les toilettes sèches viendront bientôt combler l'espace en face de la baignoire. Prochaine étape : L'isolation !


Isolée, mais pas seule !

De la chaleur et du silence! C'est ce que l'on obtient dans la maison une fois l'isolation réalisée. J'ai opté pour un  isolant en fibre de bois et chanvre. L'association de ces deux composants 100% naturels garantissent en effet une protection thermique et phonique assez remarquable. La fibre de bois régule efficacement la température intérieure en été comme en hiver, tandis que le chanvre absorbe l'humidité ambiante et la restitue naturellement. Ce joli mélange absorbe aussi jusqu'à 95% des ondes sonores.

 

La découpe et la pose sont assez faciles, surtout quand Morgane, Marion et Val sont de la partie. Il suffit de prendre la mesure entre deux montants, de la reporter sur une plaque d'isolant avec deux bon centimètres supplémentaires, puis de découper la plaque et de la "fourrer" dans le mur. Par contre l'atmosphère est presque irrespirable à l'intérieur tant la matière produit de poussière de bois. Ce qui nous vaudra d'ailleurs de belles tranches de rigolade ! 



Mets de l'huile petit homme !

Nicolas m'aidera dès le lendemain à huiler les menuiseries. Pour se faire, j'achète de huile naturelle BIO PIN. Cette précieuse potion a pour vocation de protéger les fenêtres, la porte et le plancher de l'étage de l'usure éventuelle. Elle nourrit le bois, l'hydrofuge et offre une finition très sympa. Il ne faudra pas moins de quatre couches pour obtenir l'effet escompté.



Des toilettes pas (encore) comme les autres

Après quelques recherches, je me lance dans la fabrication, qui ne prendra qu'une demie-journée. Et hop! Pas besoin de raccordement en eau, les toilettes sont déjà prêtes à l'emploi. Je créée également un compartiment à copeaux de bois, pour éviter qu'un sac ne se balade dans cet espace restreint. 

 

J'en profite pour poser le parquet de la salle de bain et le tablier de la baignoire, huilés à leur tour au BioPin pour les protéger de l'humidité.

Les toilettes sèches souffrent de nombreux préjugés, et pourtant c'est une solution économique et écologique redoutable ! Qu'on se le dise, 35 à 40% des eaux potables, soit un tiers de la consommation des ménages, partent dans les égouts tous les jours à cause de la chasse d'eau. Je ne vais pas m'étendre sur les chiffres, mais se dire que 36 litres d'eau claire en moyenne, par jour et par personne, sont ainsi gaspillés juste pour les toilettes fait réfléchir. L'usage des toilettes sèches est, par exemple, complètement entré dans les moeurs en Suède, en sera t'il un jour de même pour la France ? Pour Baluchon, j'opte donc pour cette option, qui contrairement aux idées reçues est un dispositif très sain, et sans odeurs !

 



Une maison très branchée

L'heure est venue de passer les câbles électriques dans les murs ! Un joli bazar qui, heureusement, sera bientôt camouflé par le lambris.  

 

Les montants sont percés et Thierry vient m'aider pour la pose. J'ai, en effet, fait appel à un ami électricien chevronné pour l'installation, que je n'étais pas en mesure de faire moi-même.

Grâce à son savoir-faire, la mise en place des câbles ne prendra que quelques heures.

 

Prises électriques, lampes et interrupteurs sont ainsi raccordés au compteur électrique de la maison comprenant les disjoncteurs. Celui-ci, très peu esthétique, sera plus tard caché dans la penderie pour y avoir un accès facile.



Cette étape fut intéressante à préparer car j'ai du me projeter dans l'usage de la tiny pour positionner les éléments.

 

"Il me faut aussi un interrupteur à l'étage pour pouvoir

éteindre la lumière du salon quand je vais me coucher"

"Une prise à côté de la banquette sera pratique pour brancher mon ordinateur portable",

 

etc... 

 

Il y a encore beaucoup de travail à faire pour rendre l'installation électrique fonctionnelle mais je peux d'ores et déjà penser à l'étape suivante : la plomberie !


Un second film pour la tiny

Après le pare-pluie qui enveloppe toute la tiny, je recouvre les murs intérieurs d'un second film tout aussi précieux : le frein-vapeur. Il permet aux murs de la tiny de rester respirants tout en protégeant l'isolant des risques liés à la condensation. Je pourrai ainsi cuisiner, me doucher (et même respirer) sans risquer d'endommager les murs ! Ce film permet aussi d'éviter que des particules d'isolant ne s'échappent dans les pièces de vie (rappelons que la fibre de bois est très poussiéreuse). 

 

La pose du lambris, qui donnera son aspect final aux murs intérieurs, peut bientôt commencer !

 

 




La pose du lambris peut commencer !

Je mets la plomberie en attente car je n'ai pas reçu le ballon d'eau chaude. Les délais fournisseurs pour la toiture et le bardage sont aussi plus longs que je ne le pensais, je continue donc l'intérieur en m'attaquant au lambris bois !  


J'opte pour un sapin raboté pour les murs (moins salissant), et un joli sapin brut blanc assez rustique pour le plafond et la chambre qui apporte un peu de texture et de luminosité. Le tout en lames de 9mm d'épaisseur car vue la quantité nécessaire (environ 60 mètres carrés), le poids pourrait vite se faire ressentir. 


L'outil idéal pour cette étape est sans aucun doute le cloueur pneumatique, qui en un coup de gâchette décoche une pointe qui vient fixer solidement le lambris aux montants. Un véritable gain de temps !



Le lambris bientôt terminé

Grâce au cloueur pneumatique et à l'aide de quelques amis de passage, la pose du lambris avance plus vite que prévu. Je réalise la chambre seule, ce qui m'occupera quand même quelques jours à cause des allées-retours en bas et des angles pas toujours évidents à tracer. Le plafond blanc éclaircit considérablement la maison, je suis

contente d'avoir opté pour ce lambris. Reste le mur de la cuisine et toute la salle de bain à revêtir et les murs intérieurs seront terminés!

Enfin, sans compter les nombreuses petites baguettes d'angles qu'il me reste à poser. Ce sont les détails qui se voient le plus dans une tiny house, alors je peaufine autant que possible. 






De l'eau dans la maison !

La plomberie est une étape que je redoutais tout particulièrement, n'ayant que très peu de connaissances dans ce domaine. Heureusement, j'ai la chance d'être bien entourée ! Didier, mon Mac Guyver des temps modernes (voir fiche "les amis bénévoles"), vient m'aider à installer toute la tuyauterie nécessaire. 


Il n'y a que deux points d'eau dans la maison : la douche et l'évier de la cuisine, que j'ai décidé de regrouper sur un même mur pour centraliser l'installation et limiter ainsi le risque de fuite.


Je choisis le chauffe-eau en fonction de sa capacité et de sa puissance électrique et l'installe comme les tuyaux dans ce petit coin qui sera plus tard caché par le meuble de cuisine.


Quelques heures plus tard il est temps de tester l'arrivée d'eau et son évacuation, UN GRAND MOMENT! Nous branchons simplement le tuyau d'arrosage du jardin à l'arrivée d'eau situé dans le coffre de la tiny et c'est la délivrance ! Tout fonctionne comme prévu et la douche est opérationnelle. 


Qui dit eau chaude dit vapeur d'eau abondante. La bonne ventilation de l'air dans la maison est quelque chose d'essentielle, tout particulièrement dans la cuisine et la salle de bain. J'installe ainsi plusieurs points d'aération en bas et en haut des murs pour que l'air circule au mieux, sans entraver pour autant l'isolation des pièces. Je protège aussi le bois de la salle de bain grâce à de nombreuses couches de lasure à la cire d'abeille biologique de marque Biopin.

 

Un rideau de douche viendra entourer la baignoire pour protéger la fenêtre en bois et lui éviter un contact direct avec l'eau.


Même si l'installation reste relativement simple pour un professionnel, il est important de prendre le plus de précautions possible. Une toute petite erreur pourrait provoquer une fuite qui deviendrait dévastatrice dans une maison en bois. C'est notamment pourquoi l'installation a été faite "hors murs" contrairement à ce que j'avais envisagé au départ. 


Un grand merci à Didier pour sa patience et sa générosité.


Les meubles prennent forme 


Les meubles de la tiny house feront partie intégrante de la construction. J'entends par là qu'ils ne feront qu'un avec les murs. Ils sont donc construis sur mesure, directement sur le lambris, sans fond ni plancher pour gagner en poids. Je commence donc par fabriquer le "squelette" des éléments, puis j'ajouterai les portes. Petit tour d'horizon des meubles en cours de fabrication :


La table


Pour la table et le plan de travail de la cuisine, je choisis un teck chauffé. Ce bois n'est pas donné mais une fois huilé il est superbe ! De plus, il résistera bien dans le temps. La table est assez grande. Nous pourrons y manger à deux sans problème et sera aussi bien pratique pour utiliser un ordinateur portable.



Le meuble de cuisine


La cuisine comprendra plusieurs appareils électroménagers : réfrigérateur, plaques de cuisson, mini-four, chauffe-eau, ect...

Je construis donc le meuble en fonction de la taille (et de l'usage! ) de ces éléments achetés au préalable.


La penderie


Ce meuble accueillera des vêtements sur cintres dans l'espace supérieur et la vaisselle dans les étagères du dessous. Il donne aussi accès au compteur électrique et permet de faire la transition entre le salon et la cuisine. 

La banquette


La banquette doit bien sûr accueillir une assise confortable, mais elle pourra aussi faire office de commode pour les vêtements. C'est pourquoi je l'élève du sol de 80 bons centimètres. Pour pouvoir y accéder sans soucis je fabrique une longue marche qui sera elle-même un rangement conséquent pour 5 ou 6 paires de chaussures !



Sur un air de Tiny

Une journée mouvementée à la tiny house ! Robin et Val sont de la partie pour la fabrication des meubles, tandis que Fabienne pousse la chansonnette pour le grand bonheur de la troupe... 

Et en plus, le soleil est là, que demander de mieux?



Et la lumière fut !

Thierry est revenu sur le chantier pour m'aider à finir l'installation électrique de la tiny house. C'est avec grand bonheur que "j'allume" la maison pour la première fois. Une simple rallonge est branchée dans le coffre et se sont toutes les lampes, les interrupteurs, les prises qui prennent vie. 


Je n'installe que des lampes LED, ce qui garantie une consommation électrique très faible. Ainsi, l'ensemble 11 ampoules de la maison ne nécessitent que moins de 90 W pour fonctionner ! C'est équivalent à la consommation de deux petites ampoules halogènes. 



Un mobilier sur-mesure

La fabrication


L'ossature des meubles a été réalisée la semaine passée, il faut maintenant les habiller ! Les éléments sont tous uniques et faits main avec autant de précision que possible. Je fabrique les portes, puis Robin m'aide à creuser les trous qui accueilleront les charnières invisibles. Pendant ce temps, Val et Fabienne ponçent et peignent à vive allure et petit-à-petit la cuisine, la penderie et la commode prennent forme.


La table et ses tabourets


Avec les chutes de ma précieuse planche de teck chauffé et quelques lames de sapin, je fabrique deux assises de tabourets qui iront parfaitement avec la table. J'achète dans le commerce deux socles réglables pour faire l'assemblage et le tour est joué !


La cuisine toute équipée


 


La cuisine comporte un tiroir et trois grands placards. Elle intègre également un frigidaire, un évier, un mini four, des plaques de cuisson et un grand plan de travail. De quoi mijoter de bons petits plats sans problème ! J'ai protégé le mur de la cuisine avec des plaques d'aluminium pour un nettoyage facile en cas de projections d'eau ou de nourriture.

 

La commode se termine elle aussi, il ne restera qu'à ajouter une tringle pour pouvoir accueillir des vêtements sur cintres.  

 

Toutes les poignées de meuble sont fabriquées avec les chutes de teck (encore et toujours !) afin de faire un rappel du plan de travail et d'utiliser au mieux la matière que j'ai à disposition.


La commode / banquette

 

Pour l'instant assez peu confortable, ce meuble sera prochainement agrémenté d'une assise digne des meilleurs sofas! (c'est-à-dire cousue par ma mamie en personne !).  La petite marche qui permet de s'assoir sur la banquette est un rangement à chaussures, tandis que le reste du meuble accueillera pantalons, tee-shirts, pulls et autres chaussettes à pois.



Une bibliothèque qui (se) cultive





Des planches de sapin et quelques branches sèches de noisetier me permettent de fabriquer une bibliothèque originale et à moindre coût. Je voulais apporter plus de bois brut dans la maison, c'est chose faite avec ce meuble qui accueille déjà les quelques ouvrages inspirants de l'atelier.







Une fois les branches débitées correctement, la fabrication est assez rapide. Des équerres invisibles fixées sur le mur permettent de maintenir fermement les planches. Une fois les branches installées, l'illusion fonctionne et c'est comme si deux petits arbres poussaient à travers le meuble. 


Je débite de la même façon deux branches de noisetier qui feront office de porte-manteau/porte-chapeau à l'entrée de la tiny.



Le parquet, 8m2 de bonheur


Enfin le parquet !

 

Je n'en pouvais plus de voir ce sol moche en OSB et j'attendais avec impatience, depuis quelques semaines déjà, de poser le parquet massif en teck. J'ai choisi cette essence de bois car le teck ne se déforme presque pas et il prend des reflets dorés avec l'âge. C'est un bois imputrescible, c'est pourquoi il est souvent utilisé pour la construction navale ou encore le mobilier de jardin.

 

Pour le parquet en lui même, j'opte pour des lames fines (donc plus légères) et plutôt petites, ce qui a pour effet d'agrandir visuellement la pièce. 



Les lames sont de longueurs, de motifs et de teintes variables, ce qui m'offre la possibilité de créer une véritable mosaïque sur mon sol !

 

Pour gagner en poids, l'intérieur des meubles n'est pas recouvert et simplement peint en blanc. C'est une économie en poids certes, mais aussi en budget puisque je n'utiliserai au final que 8m2 de lames.

 

Une fois huilé à l'huile de teck, le parquet est protégé et les veinures du bois n'en sont que plus belles. Et je peux enfin me promener en chaussettes !


Le bois pour le bardage est commandé ! La semaine prochaine, les choses sérieuses commencent pour l'extérieur de la tiny !


Rien ne se perd, tout se transforme

En attendant le bois du bardage, je décide de fabriquer quelques objets pratiques/décoratifs pour agrémenter la tiny.

Je puise alors dans les matériaux qui m'entourent avec un petit challenge personnel: ne rien acheter (ou presque) !

L'horloge 

Je récupère une vielle horloge cassée pour en démonter le mécanisme et recréer le socle. Pour cela, je pioche dans mon stock de palettes et déniche plusieurs morceaux de différentes teintes.

Je peins l'arceau de la vieille horloge et les aiguilles, grave les heures au pyrograveur, ré-assemble le tout et le tour est joué!



Les bocaux en suspension

Bon, ok, là j'avoue j'ai triché... J'ai acheté les bocaux...


Je visse les couvercles des bocaux à l'étagère qui se trouve au-dessus du plan de travail de la cuisine. Il n'y a plus qu'à venir y visser les pots en verre qui contiendront plus tard différents condiments. Un moyen simple de gagner de la place puisque le dessus de l'étagère reste libre.



Tableau décoratif

Une vielle planche, un bout de corde et quelques lettres décoratives en bois, et hop ! Voici un petit tableau qui veut dire beaucoup.


Cadre photo

Avec quelques chutes du bois qui m'a servi à faire les appuis de fenêtres et le pyrograveur, je fabrique un petit cadre photo. 



Porte-clef

Une des chutes du parquet en teck servira à faire un petit porte-clef Baluchon bien pratique.


Les coffres de rangements

L'espace en étage au-dessus de l'entrée ne contient pas de meuble pour pouvoir accueillir un lit d'appoint ou faire office de lieu de stockage. Je fabrique donc des coffres de rangements que l'on peut enlever facilement si besoin. Pour cela, je vais une nouvelle fois récolter du bois de palettes. J'utilise aussi les chutes de lambris sapin blanc qui recouvre le plafond. Quelques découpes et coups de marteau plus tard, ce sont deux grands coffres au look brut et moderne à la fois qui sont posés à l'étage. Je ne sais pas encore ce qu'ils contiendront mais un peu de stockage en plus ne fera pas de mal.



Le bardage, toute une histoire !

Certains se seront peut-être posés la question : " Pourquoi fait-elle l'intérieur alors que l'extérieur n'est pas fini ? " (ou plus simplement :"Qu'est-ce qu'elle fabrique à mettre les rideaux de douche alors qu'il n'y a pas encore de revêtement extérieur ?"). C'est une question tout à fait légitime. La justification l'est je pense tout autant. Je ne trouvais simplement pas un bardage correspondant à tous mes critères. Et ce n'est pas faute d'avoir cherché !

 

Le bardage de la maison, c'est ce que l'on va découvrir en premier. C'est l'enveloppe qui va protéger la maison toute entière et alourdir considérablement son poids total (tout en allégeant au passage mon portefeuille ...). Bref, le genre de décision que l'on ne prend pas à la légère. Il y avait deux réponses à apporter aux questions suivantes : 1 - Quelle essence de bois choisir ? et 2 - Quel profilé de lame est le meilleur pour la tiny ?

Le Red Cedar (ou cèdre rouge) est un bois très répandu d'Amérique du Nord qui a plusieurs

propriétés très intéressantes pour la tiny house :


1 - C'est le bois le plus léger

Critère essentiel étant donné ma contrainte de poids. Les planches de red cedar se portent du bout des doigts. 

2 - C'est un matériau écologique

Le red cedar est un bois à croissance rapide, c'est donc un matériau renouvelable rapidement. Il est biodégradable et écoénergétique (il faut peu d'énergie pour le transformer).

3 - C'est un bois qui a du cachet

Il a des teintes très variables (et pas toujours rouges, loin de là) et il est assez texturé. C'est aussi un bois qui vieillit bien en adoptant une couleur grise argentée avec le temps.

4 - C'est un bois durable

Le red cedar résiste naturellement à l'humidité et aux insectes.

5 - Et en plus...

... il sent extrêmement bon ! L'arbre est aussi appelé Thuya (du grec ancien) en référence à son bois parfumé (une odeur de fruit je trouve).

MAIS !

Toutes ces belles propriétés réunies ont un prix... et pas des moindres. Comptez 1700 euros le mètre cube en moyenne.

 


Alors pour faire simple, il y a différents types de lames de bardage (illustration ci-dessous) et j'ai choisi la troisième option.

1 - Une impression de volume

Grâce au recouvrement, les murs paraissent bien plus cossus qu'un triste bardage plat, le tout en utilisant moins de matière !

2 - La circulation de l'air

Habituellement, on pose un bardage plat sur des tasseaux, eux même fixés aux murs, pour favoriser la circulation de l'air. Pour gagner de la place, je choisis de ne pas mettre de tasseaux, et grâce à l'inclinaison des planches, l'air peut tout de même aller et venir sous les lames.



Après cette tempête de cerveau pour trouver le bardage parfait, je suis finalement approvisionnée en planches de red cedar par la société Peletier Bois.

Mais ce n'est que le début....

 

 

Reste encore à refendre les planches du bois pour en faire des lames de bardage, etc'est là que mon ami Didier entre en jeu !


Grâce à sa scierie mobile hors du commun et quelques cales minutieusement réalisées, c'est unes à unes que les planches de red cedar sont recoupées pour obtenir le calibrage idéal à mon bardage à recouvrement. Des dizaines de planches passent ainsi à travers la lame de la machine.

 


Maintenant comme on dit chez nous,

il n'y a plus qu'à !



Episode 1 de la pose du bardage

C'est sous un ciel très aléatoire que la pose du bardage commence cette semaine. En travaillant à l'intérieur de la tiny house, j'avais oublié à quel point la météo a son importance dans la construction.


A ce stade les deux façades avant et arrière sont terminées.

Quelle joie de découvrir l'aspect final de la maison ! Il faudra tout de même passer une bonne couche de saturateur anti-UV sur l'ensemble du bardage une fois posé. Une opération qu'il faudra surement réitérer tous les deux ans environ pour protéger le bois.

Ne disposant pas d'un cloueur pneumatique adapté, c'est une à une que je fixe les planches à la main et au marteau. Un vrai jeu de patience ! Les clous sont en inox pour qu'ils ne rouillent pas et ne fassent pas des "dégoulinées" marrons  sur le bardage. 


Le red cedar est vraiment un bois intéressant car il a des teintes très variables, ce qui apportera un look bien particulier à la tiny. Je suis contente d'avoir opté pour un bardage à recouvrement car cela apporte une vraie impression de volume sur les murs.





Un canapé fait avec amour

Petite apartée entre deux découpes de red cedar pour revenir un peu à l'intérieur et mettre en images le joli canapé façonné par ma mamie. Depuis le début de la construction, elle passe au moins une fois par semaine pour suivre le chantier et m'encourager (et vérifier que je mange bien le midi évidemment). Elle est, entre autres, très douée en couture, et il était temps qu'elle apporte sa contribution à cette petite maison. C'est pourquoi je lui ai confié la réalisation de mon sofa, et c'est en un temps record elle a recouvert de tissus d'ameublement les mousses que je lui avait apporté !

Le canapé offre deux places confortables dans un espace entouré de fenêtres. Mon nouvel endroit préféré dans la maison ! 

 

De plus, une fois les accoudoirs et l'assise assemblés bout à bout, le canapé devient un parfait petit lit d'appoint à installer à l'étage au-dessus de l'entrée.

 

 


D'ailleurs pour accéder à cet étage, ainsi qu'à la chambre, j'installe une échelle en bois. Grâce à ses fixations, elle peut à la fois s'accrocher à la mezzanine pour y grimper, mais aussi se suspendre quand elle n'est pas utilisée afin de gagner de l'espace dans la pièce.


Episode 2 de la pose du bardage

Voici une petite vidéo retraçant la pose du bardage qui touche à sa fin !


Et la tiniche fut !

Du haut de ses 8 mois et demi, Apex a été mon plus fidèle compagnon sur le terrain de la tiny house pendant sa construction. Et ce sans pour autant avoir le droit d'y entrer ! La tiny sera belle et bien trop petite pour lui (et tous ses poils...). Pas de soucis puisque c'est un berger et que la vie dehors ne lui fait pas peur ! Il convenait tout de même de lui offrir à lui aussi un petit coin de bonheur... C'est à peu près là que l'idée de la tiny niche ("Tiniche" pour les intimes et amateurs de mots valises) est apparue.

Je dois forcément être accompagnée pour faire la couverture de la "vraie" tiny house (qui avance bien grâce à l'aide de Robin). Aussi, j'ai décidé de profiter de trois jours passés seule à l'atelier pour faire l'abris de mon toutou. Celui-ci ne me coûtera presque rien puisque c'était aussi un bon prétexte pour écouler mes chutes de matériaux. Le châssis de la tiniche n'est autre que la vieille charette de mon grand-père, qui ne roulait même plus à cause de la rouille... Une petite rénovation plus tard elle est prête pour une nouvelle vie !



La tiny-tiny-tiny house est dores et déjà installée sur le terrain et sa grande soeur la rejoindra dans peu de temps !



La tiny ne craint pas la pluie !

Pour la couverture du toit, je préférais éviter les plaques en pvc ou en polycarbonate qui, bien qu'intéressantes niveau densité, ne correspondaient pas aux valeurs écologiques du projet. Les tuiles

et les plaques bitumées étaient, quant à elles, trop lourdes. Finalement, j'opte assez rapidement pour un bac acier. Un matériaux résistant, durable et qui ne risque pas de s'envoler sur la route. De plus, il est possible de choisir son épaisseur (donc son poids ! ) et sa teinte, deux bons points supplémentaires! Les "mauvais" points étant... le délais de fabrication, puisque j'ai choisi une épaisseur et une couleur non standards, et ... la pose en elle-même...

Heureusement, Robin m'a donné un sacré coup de main pour installer plaques, rives, faitage, solins, chevaliers et autres accessoires de toiture aux noms amusants. Il faudra plus de temps que prévu pour faire la toiture. Les grosses difficultés rencontrées furent la chaleur, la découpe et le pliage des plaques, sans machine prévue à cet effet. En résumé: une étape que je pensais facilement réalisable et qui fut au contraire assez éprouvante. Mais au final, le toit est terminé et l'assemblage parfaitement étanche. Chaque goutte d'eau trouvera son chemin jusqu'au sol sans s'infiltrer dans la maison et c'est bien là le plus important.


Bon, c'est bien beau tout ça, mais elle pèse combien cette petite maison ?

Réponse demain !


La toute première balade ...

La tiny house a pris la route pour la toute première fois.

Une aventure de 20kms pour la conduire jusqu'à la fatidique balance !

 

Depuis le début du projet, aucune contrainte n'a été plus difficile à respecter que celle du poids. Le poids, le poids, toujours le poids !Ces fameuses 3,5 tonnes que je ne devais absolument pas dépasser pour pouvoir déplacer légalement la petite maison.Chaque morceau de bois, chaque élément d'éléctroménager, chaque meuble ajouté à la structure faisait résonner dans ma tête cette petite voix "Attention, c'est peut-être trop lourd". C'est finalement hier, avec l'aide de Marion, Matrack, Gilles et mon père, nous avons été peser la petite maison pour mettre fin au suspense. 

 

Je pense avoir rarement eu autant d'émotions en quelques heures."La tiny va t'elle bien vivre la route?"

"Que faire si elle est trop lourde?"

 

Finalement, le déplacement se déroule à merveille. La tiny s'élance sur nos petites routes de campagne sans aucun soucis et la structure ne montre aucun signe de faiblesse.

Arrivés à bon port, il est temps de connaitre enfin le verdict. Le responsable de l'entreprise de pesée laisse planer le mystère jusqu'au bout.

 

"Elle fait plus d'une tonne... plus de deux tonnes... plus de trois tonnes..."Quand va t'il s'arrêter ! "Elle fait moins de quatre tonnes, moins de trois tonnes cinq, moins de trois tonnes quatre, moins de trois tonnes trois...".

 

Et là : soulagement ! La tiny house Baluchon affiche un poids total de:

 

 3,130 tonnes !

 

Meubles compris. Ce qui laisse une marge très confortable de 370 kilos pour la décoration, les vêtements, les livres, ect... 

 

Je peux enfin répondre autre chose à la question "Mais combien elle pèse cette maison??" que "Moins de 3,5 tonnes j'espère..."

 

Ouf !


La tiny sur la fameuse balance.

Le résultat tant attendu


Au retour la tiny trouve sa place sur le terrain à côté de l'atelier


Ma Porte est Ouverte

Ce week-end avait lieu la porte ouverte de la tiny house qui signe la fin de sa construction.

Un grand moment partagé avec mes amis et ma famille, mais aussi avec des gens venus des quatre coins de la région,

et même de beaucoup plus loin... !

J'ai eu la chance de rencontrer des gens venus de Lille, de Mayenne, de Redon, de Vannes, de Lyon, d'Angers, de Genève, de Lorient, de Saint-Gilles-Croix-de-vie, de Paris, ou simplement de mon voisinage... Un véritable melting pot, vivant et chaleureux, s'est créé le temps d'un week-end autour de la petite maison. 

Quel bonheur de parler tiny houses avec de futurs acquéreurs et auto-constructeurs ! C'était la première fois que je discutais de visu avec des personnes qui envisagent de faire la même chose et j'ai hâte de découvrir leurs parcours et leurs réalisations. Parce qu'il n'y aura pas deux tiny houses identiques, ni deux façons de faire similaires.


Merci à tous ceux qui ont fait le déplacement pour ces moments de partage incroyables ! 

Merci aux amis et à ma famille pour le coup de main et la bonne humeur. 

Et surtout, merci à Valérie de m'avoir tant aidé et soutenu, tant pendant la construction que pour cet événement.


Merci ...

Un gros merci à tous les bénévoles d'avoir permis la concrétisation de ce projet.

Ce sont des amis pour la plupart, pas tous des bricolos, et pourtant ils ont tant apporté.

Sans tous ces gens, qui sont venus ponctuellement sur le chantier,

ou qui on eu une influence quelle qu'elle soit,

la tiny house Baluchon ne serait pas la même.

 

J'ai eu la chance d'être bien entourée,

ce qui a rendu l'hiver moins froid,

les doutes moins effrayants

et la solitude toute relative...

 

Merci du fond du coeur.



Ma Porte Est Ouverte 2


Le week-end Ma Porte Est Ouverte 2 commence fort avec une bien belle rencontre... En effet, 

vendredi après-midi Bruno et Mickaël, les constructeurs normands, sont venus me rendre visite. De beaux échanges, un soleil bien présent et quelques bière locales, il n'en a pas fallut plus pour passer un bon moment tous ensemble !


Ensuite, tout démarre sur les chapeaux de roues grâce à ma super équipe de bénévoles. Le café et les jus de fruits coulent à flots dès le samedi matin et les visiteurs sont au rendez-vous. Ils viennent encore une fois des quatre coins de la France, et on croise même ici et là quelques amis suisses et belges. Accent du sud et accent du nord se mélangent au gré de conversations passionnées sur les tiny houses. Les projets des uns et des autres s'exposent en quelques mots échangés ensemble. Une tiny pour le jeune ado de la famille qui réclame un peu d'indépendance, une tiny pour faire un élevage canin sur un grand terrain, ou encore une tiny pour vivre à deux, tout simplement. L'auto-construction est sur toutes les bouches et les sourires aussi.


La toute première conférence sur les tiny houses en France a lieu le samedi après-midi, et sera reconduite le dimanche avec tout autant d'attention et d'enthousiasme de la part des participants, venus nombreux pour trouver des réponses à leurs questions.

 

La petite maison Baluchon a ouvert sa porte à plusieurs 

centaines de personnes ce week-end. Merci à eux d'avoir fait le déplacement, parfois de très loin, parfois de seulement quelques mètres (coucou les voisins ! ). Et bien sûr, merci aux amis et à la famille de m'avoir apporté leur aide pendant ces deux jours bien chargés, et enfin merci à Vincent d'avoir partagé son expérience lors de la conférence.

Vivement Ma Porte Est Ouverte 3 !

 ( ...pas de date pour le moment mais ça viendra :)... )




Réalisé par Laëtitia Dupé

Baluchon/Nantes

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